1)  Un nouveau défi

Comme certains le savent déjà, j’aime bien me lancer des petits défis régulièrement dans l’année.

Le dernier en date avait été l’immersion au froid et l’exposition complète à une eau à 5° dans une des rivières se jetant dans le lac d’Annecy.

J’avais fait cela fin février parce que sinon ce n’est pas marrant !!

Je vous laisse lire ou relire l’article correspondant si ce n’est pas déjà fait.

J’avais également fait en 2018 et 2017, 2 jeûnes d’une semaine chacun, encadré par des professionnelles de la santé, Laura Azenard et Elgia Boyer.

Ostéopathie, Kyon, Corbas, Respiration, mal de dos

Une superbe équipe, de gauche à droite, Elgia Boyer, Laura Azenard et Philippe Ferrer (le masseur aux mains d’or)

A chaque fois nous sommes chouchoutés, admirablement bien encadrés et tout s’est très bien passé.

2)  Prise de décision

Pour 2019, je m’étais donc dit que j’allais faire cela tout seul, chez moi, comme un grand, histoire de monter la barre un peu plus haut…

 

J’avais été quand même bien fatigué lors de ces jeûnes précédents et je ne me voyais absolument pas travailler.

J’avais donc décidé de ne pas aller au cabinet cette semaine-là et de rester chez moi.

3)  Oui mais quand ?

J’ai pris cette décision au début du printemps et après un rapide coup d’œil sur mon agenda, je décidais de fermer la dernière semaine du mois de mai.

J’attendais donc avec impatience ce moment d’autant que je commençais à ressentir une certaine fatigue « nerveuse » et qu’une semaine de coupure avec le cabinet était la bienvenue.

Les jours défilaient tranquillement et au début tout allait bien. A chaque fois que j’y pensais, j’étais heureux de cette décision et sans appréhension. De temps en temps, au détour d’une discussion sur le jeûne avec des patients, je commençais à faire part de ce nouveau défi.

4)  Comment je me sentais ?

Puis un petit mois avant la date prévue, le doute s’installa progressivement.

Il faut savoir qu’un jeûne d’une semaine prends en réalité 3 semaines.

En effet, il faut suivre un protocole de « descente » alimentaire d’une semaine avant le début du jeûne puis une « reprise » alimentaire d’une semaine après, sans quoi vous risquez simplement de ne pas vous mettre dans le jeûne ou alors vous allez ruinez tous les effets bénéfiques dès les premiers repas si vous ne faites pas attention.

Le pré-jeûne et le post-jeûne sont tout aussi important que le jeûne en lui-même.

 

Quelques jours avant le début de la descente alimentaires d’une semaine, je doutais tellement que je ne me voyais finalement plus faire ce jeûne.

J’étais littéralement tiraillé entre toutes les excuses que je me cherchais pour abandonner avant même d’avoir commencé et ma fierté qui me poussait à ne pas baisser les bras.

 

J’en parlais de plus en plus à ma compagne, d’autant que le premier jour du jeûne était censé commencer le jour de la première communion d’un de mes filleuls et que ça n’allait pas simplifier ce jeûne qui commençait mal alors que je n’en étais même pas à la descente alimentaire.

5)  Changement de cap

Bref, c’était le bazar dans ma tête.

Plus les jours passaient, moins je me voyais faire ce jeûne.

Arriva le moment où je voulais/devais prendre une décision pour relâcher la pression que j’étais en train de me mettre et qui ne m’aidait en rien.

 

Après en avoir discuté avec ma compagne, je décidais donc de ne pas faire ce jeûne et de le remplacer par une monodiète de 5 jours, du lundi au vendredi.

J’ai l’habitude de faire très régulièrement des monodiètes sur 24H, je sais comment cela fonctionne et je me disais que c’était un bon compromis.

Je pourrai donc me détendre, profiter de la communion de mon filleul et tout irait pour le mieux.

 

La communion s’est très bien passée et la semaine de vacances/monodiète arriva.

Je suis allé acheter des fruits dans le magasin bio en bas de chez moi pour attaquer cette monodiète et là…

6)  C’est parti !! Ou pas

Rien…

Aucune motivation non plus, le lundi se passa et je n’arrivais même pas à faire une monodiète de 24H alors que le reste de l’année cela ne me pose aucun problème.

Il faut dire qu’en temps normal, je fais cette monodiète le lundi aussi, alors que je suis au cabinet l’esprit occupé à autre chose qu’à penser à la nourriture !!

 

Et cette fois-ci j’étais chez moi, à tourner en rond sans savoir trop quoi faire, avec une semaine de vacances programmée mais où rien n’est vraiment programmé non plus. Ce qui était une première pour moi car en général quand je m’arrête pour prendre des congés, c’est pour partir de chez moi.

 

Vous l’aurez compris, je n’ai fait ni descente alimentaire, ni jeûne, ni monodiète !!

J’ai été incapable de commencer quoique ce soit.

7)  Réflexions

Après réflexion, je pense qu’une des raisons majeures est le fait d’avoir pris cela trop à la légère et de ne pas m’être préparé suffisamment en amont.

Il y a effectivement un monde qui sépare un jeûne encadré d’un jeûne chez soi en autonomie et ce défi a été une belle leçon.

Encadré, vous êtes pris en main et en plus vous payez.

Vous n’avez donc pas vraiment envie de baisser les bras dès le premier coup de mou.

Il n’y a pas de tentations, pas de femme/mari, enfants, à nourrir ou qui mange à coté de vous. Pas de potes qui vous proposent un apéro ou un diner, pas de réunion familiale.

Vous n’êtes entourés que de jeûneurs et même si nous parlons alimentation une bonne partie de la journée, ce n’est pas avec une notion de manque et de privation mais plutôt une envie de s’alimenter encore mieux après la reprise.

8)  Comment faire alors ?

Je ne sais pas encore comment je m’y prendrais mais je sais que j’ai très envie de retenter l’expérience dans quelques mois.

Cette fois-ci je prévoirai vraiment ce jeûne en amont et je me renseignerai sur les techniques utilisées par les uns et les autres pour réussir sereinement cette aventure.

J’espère pouvoir vous faire un jour un bel article sur le jeûne « à domicile ».

9)  A venir

En attendant, je vous prépare un autre article sur la monodiète à paraître d’ici une quinzaine de jours.

Nous verrons ce que c’est exactement une monodiète, pourquoi en faire une et surtout comment s’y prendre.

 

Je vous souhaite une belle journée et que la santé soit avec vous.

 

Alexandre.